Etats Unis: les journalistes condamnes
Rebond dans l'affaire des deux journalistes, Judith Miller du New-York Times et Matthew Cooper de Time Magazine, poursuivis par la justice parce qu'ils refusaient de livrer leur source dans une affaire qui touche la Maison Blanche.
L'enquête en question cherchait à savoir quel responsable de la Maison Blanche a balancé à la presse l'appartenance à la CIA de Valerie Plame, épouse d'un ancien ambassadeur, Joseph Wilson. Révéler l'identité d'un membre de la CIA est un crime aux Etats-Unis
Mercredi, la cour fédérale de Washington leur a donné huit jours pour parler avant de filer en prison pour 18 mois. Miller et Cooper avaient décidé de résister mais la direction de Time Magazine a préféré lâcher. Et va donc livrer aux juges les notes de Cooper mentionnant le nom du haut-fonctionnaire qui balancé le nom d'un agent de la CIA, Valérie Planne, femme d'un ambassadeur opposé à Bush sur la guerre en Irak.
Time: Le rédac-chef de Time, Norman Pearlstine, explique sa décision par la nécessité de respecter les décisions de justice.
NYTimes: On n'apprécie pas vraiment. Le PDG, Arthur Sulzberger, s'est dit "profondément déçu" par la décision de Time et a ajouté : "Nous nous concentrons sur notre journaliste, Judith Miller, pour la soutenir pendant cette période difficile".
Interpellée à son tour, la Cour suprême n'a pas soutenu la demande des journalistes de créer, pour la première fois, un droit des journalistes à ne pas être forcés de révéler leurs sources."Nous ne réclamons pas un privilège extraordinaire", a argumenté Cooper, "seulement l'équivalent de la clause de confidentialité qui est accordée aux psychiatres et au clergé parce que sans ça, on ne peut pas travailler"..
L'affaire va maintenant retourner devant la cour fédérale de Washington qui décidera ou non d'expédier les journalistes en prison.
L'enquête en question cherchait à savoir quel responsable de la Maison Blanche a balancé à la presse l'appartenance à la CIA de Valerie Plame, épouse d'un ancien ambassadeur, Joseph Wilson. Révéler l'identité d'un membre de la CIA est un crime aux Etats-Unis
Mercredi, la cour fédérale de Washington leur a donné huit jours pour parler avant de filer en prison pour 18 mois. Miller et Cooper avaient décidé de résister mais la direction de Time Magazine a préféré lâcher. Et va donc livrer aux juges les notes de Cooper mentionnant le nom du haut-fonctionnaire qui balancé le nom d'un agent de la CIA, Valérie Planne, femme d'un ambassadeur opposé à Bush sur la guerre en Irak.
Time: Le rédac-chef de Time, Norman Pearlstine, explique sa décision par la nécessité de respecter les décisions de justice.
NYTimes: On n'apprécie pas vraiment. Le PDG, Arthur Sulzberger, s'est dit "profondément déçu" par la décision de Time et a ajouté : "Nous nous concentrons sur notre journaliste, Judith Miller, pour la soutenir pendant cette période difficile".
Interpellée à son tour, la Cour suprême n'a pas soutenu la demande des journalistes de créer, pour la première fois, un droit des journalistes à ne pas être forcés de révéler leurs sources."Nous ne réclamons pas un privilège extraordinaire", a argumenté Cooper, "seulement l'équivalent de la clause de confidentialité qui est accordée aux psychiatres et au clergé parce que sans ça, on ne peut pas travailler"..
L'affaire va maintenant retourner devant la cour fédérale de Washington qui décidera ou non d'expédier les journalistes en prison.
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