Vendredi 25 novembre 2005
Je connaissais la
Fondation Cartier et j'y allais en connaissance de cause: les expositions sont toujours très particulières, rappelez vous les mannequins en pain imaginés par Jean Paul Gautier.
Me voilà dans les allées de l'exposition du sculpteur australien
Ron Mueck, présenté pour la première fois en France qui se questionne sur notre rapport au réel et à l'artificiel.
Son travail, qui manifeste une préoccupation de la vie et de la mort, se traduit pas des sculptures hyperréalistes. Réalisme dans la pigmentation de la peau, petites imperfections, regard etc…
Tout y est sauf l’échelle. En effet, Ron Mueck se différencie en tant que ses œuvres ne sont jamais à l’échelle humaine, elles sont soit gigantesques, soit très petites.
Le travail de Ron Mueck, célèbre pour sa sculpture monumentale représentant un enfant accroupi, "Boy" (ci dessous), présentée à la Biennale de Venise en 2001, fascine par son mélange de réalisme et de troublante étrangeté.
Pour sa première exposition en France, il a spécialement créé cinq nouvelles pièces qui explorent "l'intimité, l'ambiguité des sentiments et la relation à l'autre"
Visible de la rue, l'immense "Wild Man", homme nu barbu et échevelé, recroquevillé sur son tabouret, jette un regard effrayé au visiteur du haut de ses 2,85 m.
Quelques oeuvres:
Apparemment, aucune œuvre de cet artiste ne laisse indifférent. Ainsi, « un adolescent accroupi, de 5 mètres de haut, qui vous scrute d’un regard réservé, voire inquiet, vous rendra vous-même inquiet » (Marie-Françoise Lequoy, yaquoi.com)
Jusqu'au 19 février 2006
Tous les jours sauf le lundi de 12H00 à 20H00
Fondation Cartier
261 boulevard Raspail
75014 Paris
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